Deuil collectif : quand un drame impliquant des jeunes touche tous les parents
La nuit de la Saint-Sylvestre est censée célébrer la vie et le passage vers une nouvelle année. Cette année, pour beaucoup, elle a été marquée par un drame qui a touché non seulement les familles directement concernées, mais aussi toutes celles et ceux qui ont ressenti un choc profond : un deuil collectif s’est installé après la perte de plusieurs jeunes dans un incendie à Crans-Montana. Depuis, beaucoup ressentent un mélange de tristesse, de sidération, parfois de colère ou de peur, avec cette impression persistante que ce drame ne concerne pas seulement “les autres”.
Un choc qui dépasse les familles directement touchées
Lorsqu’un événement aussi brutal survient, impliquant des adolescents et des jeunes adultes, son impact dépasse largement les cercles familiaux. Il traverse des foyers entiers, réveille des angoisses, touche des parents, des jeunes, des professionnels, parfois même des personnes qui ne connaissaient aucune des victimes.
Dans mon travail d’accompagnante du deuil, je rencontre souvent cette phrase après des drames collectifs :
« Je ne les connaissais pas, mais je n’arrête pas d’y penser. »
Ce type de réaction est profondément humaine. Face à la mort soudaine de jeunes, ce n’est pas la proximité qui compte, mais l’identification.
Quand l’identification devient insupportable
Personnellement, ce drame m’a bouleversée en tant que mère. Mon fils a 17 ans. Lorsque j’ai vu passer l’appel d’une maman cherchant son fils Arthur de 16 ans, quelque chose s’est arrêté en moi. Pendant quelques instants, ce n’était plus une information, ni un fait divers. C’était une peur universelle. Celle que partagent tous les parents : perdre son enfant, sans y être préparé, sans pouvoir le protéger.
À cet endroit précis, beaucoup de parents se reconnaissent. Ce n’est plus leur histoire. C’est une projection possible de la nôtre.
Pourquoi ce type de drame nous atteint si fortement
Plusieurs éléments se conjuguent et expliquent l’intensité du choc :
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l’âge des victimes, qui heurte notre besoin de continuité et de justice,
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le contraste violent entre un moment de fête et la mort,
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la brutalité, sans avertissement,
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la perte de l’illusion que certaines choses n’arrivent “qu’aux autres”.
Ce n’est pas seulement ce qui s’est passé qui fait traumatisme, mais ce que cela vient fissurer en nous : le sentiment de sécurité, de maîtrise, de prévisibilité.

crédit photo :canva
Être bouleversé(e) sans connaître : un deuil indirect mais réel
Beaucoup de personnes se sentent déstabilisées par leurs propres réactions : « Je n’ai rien à voir avec ces familles, pourquoi est-ce que ça me touche autant ? »
Nous pouvons pourtant être profondément affecté sans être concerné directement. On parle alors parfois de deuil indirect ou de deuil collectif. Il n’y a pas de hiérarchie dans la souffrance. Ce que l’on ressent ne vole rien à personne. Ignorer ses émotions ne les efface pas ; les reconnaître permet souvent de les traverser plus doucement.
Comment traverser ce moment sans s’y perdre
Il n’existe pas de bonne manière de réagir, mais certains repères peuvent aider :
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limiter l’exposition aux images, aux détails et aux récits en boucle,
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mettre des mots sur ce qui est là, à l’écrit ou à l’oral,
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accepter de ne pas “aller bien” immédiatement,
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respecter son propre rythme émotionnel.
Parfois, dire simplement « ce drame m’a touché » suffit déjà à alléger un peu le poids.
Une attention particulière pour les jeunes
Dans les situations de deuil collectif, les adolescents et les jeunes adultes sont souvent très impactés, même s’ils ne l’expriment pas de manière attendue. Certains parlent beaucoup, d’autres se taisent. Certains minimisent, d’autres s’angoissent. Pour les adultes qui les entourent, il n’est pas nécessaire d’avoir des réponses toutes faites. Souvent, la présence est plus sécurisante que les explications.
Dire « Je suis là si tu as besoin d’en parler » sans forcer, sans dramatiser, ouvre déjà un espace de sécurité.
Honorer sans s’abîmer
Face à l’impuissance, beaucoup ressentent le besoin de poser un geste. Il n’a pas besoin d’être visible ni partagé. Cela peut être un temps de silence, une bougie allumée avec une intention, quelques mots écrits, une pensée consciente adressée aux familles touchées. Ces gestes ne réparent pas l’irréparable, mais ils permettent de redonner une place à l’humanité, là où tout semble absurde.

Je n’écris pas cet article pour expliquer ce drame, ni pour en analyser les causes. J’écris parce que, comme beaucoup, j’ai été touchée. En tant que professionnelle de l’accompagnement, mais aussi en tant que mère. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de réagir à un drame collectif.
Il y a simplement des émotions qui cherchent un endroit où se déposer. Et parfois, traverser ces moments est un peu moins lourd lorsque l’on n’y reste pas seul.
Si vous souhaitez aller plus loin, je vous recommande également ces articles / sites :
- Comprendre et traverser le deuil
- Le carnet de deuil© pour mieux vivre les pertes et les ruptures
- La nature, une alliée apaisante dans le processus de deuil
- Deuilothèque
- Mieux traverser le deuil
- Les deuils collectifs – La vie, la mort… on en parle ?
Rupture amoureuse : comment se reconstruire et retrouver la joie de vivre ?
Je me souviens très bien de cette femme assise en face de moi. Elle venait de vivre une séparation après plus de dix ans de relation. Elle avait déjà tout expliqué à ses proches, elle avait “compris” ce qui s’était joué… et pourtant, quelque chose en elle restait figé.
Après un long silence, elle a dit : « Ce qui me fait le plus peur, ce n’est pas d’être seule… c’est de ne plus jamais me sentir vivante. »
Cette phrase, je l’entends souvent. Et elle dit tout de ce que traverse une femme après une rupture amoureuse. Parce qu’une séparation ou un divorce ne brise pas seulement un lien. Il vient souvent couper l’élan vital, la joie spontanée, la sensation d’être pleinement soi.
Pourquoi une rupture amoureuse fait si mal (même quand on sait que c’était nécessaire)
Dans ma pratique de psychopraticienne, je rencontre beaucoup de femmes qui me disent : « Je sais que cette relation ne me convenait plus », « Je sais que j’ai pris la bonne décision. » Et pourtant, elles souffrent intensément.
Pourquoi ?
Parce qu’une rupture n’est pas seulement une décision rationnelle. C’est une perte multiple :
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perte d’un lien affectif
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perte d’une identité construite à deux
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perte d’un futur imaginé
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parfois, perte d’un sentiment de sécurité profond
Même quand la relation était difficile, le corps et le cœur ont besoin de temps pour intégrer la séparation.
Le deuil après une rupture : ce que je vois vraiment sur le terrain
On parle souvent des “étapes du deuil”, mais dans la réalité, rien n’est linéaire.
Les femmes que j’accompagne oscillent entre :
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des moments de soulagement
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des vagues de tristesse inattendues
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de la colère, parfois dirigée contre l’autre, parfois contre elles-mêmes
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un grand vide, difficile à nommer
Certaines me disent :
« Une semaine, je me sens forte. La suivante, j’ai l’impression de m’être perdue. »
Ce n’est pas un échec. C’est le signe que quelque chose de profond est en train de se réorganiser.
Se reconstruire après une séparation : ce que cela veut vraiment dire
Se reconstruire ne signifie pas :
-
oublier
- tourner la page rapidement
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“passer à autre chose”
- Se reconstruire, c’est réhabiter son monde intérieur après qu’il a été bouleversé. C’est accepter de regarder :ce qui a été abîmé
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ce qui s’est refermé
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ce qui demande aujourd’hui plus de douceur
Je le dis souvent : le temps seul ne suffit pas toujours. Ce qui aide, c’est l’espace que l’on s’autorise pour ressentir, dire, déposer.

Pourquoi rester seule avec sa douleur complique la reconstruction
Beaucoup de femmes essaient d’être fortes. Elles continuent à travailler, à s’occuper des autres, à “tenir”. Mais à l’intérieur, quelque chose reste en suspens. Ce que j’observe, c’est que tant que la douleur reste silencieuse, elle continue d’agir :
-
sous forme de fatigue
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de ruminations
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de peur de l’avenir
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ou d’un sentiment diffus de déconnexion à soi
À l’inverse, quand une femme se sent entendue sans être corrigée, quelque chose commence à se relâcher.
L’histoire revient : le moment où tout a basculé
Cette femme dont je vous parlais au début, je lui ai répondu simplement :
« Et si ce que vous traversez n’était pas un problème à résoudre, mais un passage à traverser accompagnée ? »
Ce jour-là, elle a pleuré. Pas parce qu’elle allait mieux, mais parce que, pour la première fois depuis la rupture, elle ne se sentait plus seule avec ce qu’elle vivait. C’est souvent à cet endroit précis que la reconstruction commence.
Retrouver la joie de vivre après une rupture : pas en forçant, mais en s’autorisant
La joie de vivre ne revient pas parce qu’on se dit qu’il faut aller mieux. Elle revient quand :
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la douleur a été reconnue
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l’histoire a été accueillie sans jugement
-
la femme peut à nouveau sentir qu’elle a une place, un élan, une valeur
Beaucoup découvrent alors une version d’elles-mêmes plus consciente, plus ancrée, plus vivante.

Pourquoi j’ai créé un cercle de parole après une séparation ou un divorce
Avec le temps, j’ai compris que certaines étapes de vie ne se traversent pas seules. C’est pour cela que j’ai créé un cercle de parole pour les femmes en reconstruction après une séparation ou un divorce. Un espace où :
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vous n’avez rien à expliquer
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vous n’avez pas à être forte
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vous pouvez déposer ce qui est encore là, même si c’est confus
Un espace pour laisser la reconstruction se faire à ton rythme, soutenue par la présence d’autres femmes et par un cadre sécurisant.
Le 26 janvier 2026 à 20H30, j’anime un cercle dédié à cette étape si délicate de la vie. Si en lisant ces lignes vous vous êtes reconnue, si quelque chose a résonné en vous, c’est peut-être que vous n’avez plus besoin d’avancer seule. Pour découvrir mes cercles de parole, c’est ici : Cercle de Sororité
S’il y a un message que j’aimerais vous laisser, c’est celui-ci :
Ne cherchez pas à aller mieux trop vite.
Cherchez d’abord à être vraie avec ce que vous ressentez.
La joie de vivre ne renaît pas contre la douleur. Elle renaît quand la douleur a été reconnue, partagée et accompagnée. Et parfois, le premier vrai pas de reconstruction, c’est simplement d’oser dire : « J’ai besoin d’un espace pour traverser cela autrement. »

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Aidant familial : comprendre sa situation pour mieux prendre soin de soi
On devient souvent aidant sans l’avoir choisi, et parfois sans même s’en rendre compte. Aider un enfant, un parent, un conjoint ou un proche malade ou en situation de handicap s’installe progressivement dans le quotidien : accompagner à des rendez-vous, gérer des démarches, veiller, anticiper. Ce qui commence comme un geste naturel peut, avec le temps, devenir un rôle à part entière : celui d’aidant familial.
Dans mes interventions en tant que formatrice au sein du dispositif RePairs Aidants d’APF France Handicap, je rencontre régulièrement des personnes qui arrivent en formation en disant : « Je ne pensais pas être concerné(e) ». Pourtant, leur récit révèle une charge émotionnelle, physique et organisationnelle bien réelle, souvent banalisée et peu reconnue. Beaucoup d’aidants minimisent leur fatigue, repoussent leurs propres besoins et culpabilisent à l’idée de demander de l’aide.
C’est pour rendre visible cette réalité que j’utilise l’aidantomètre dans les formations RePairs Aidants. Cet outil permet aux aidants de se situer, de mettre des mots sur ce qu’ils vivent et de prendre conscience de l’impact réel de leur rôle au quotidien. Prendre soin de soi en tant qu’aidant n’est ni un luxe ni un renoncement à l’autre : c’est une condition essentielle pour accompagner durablement sans s’épuiser.
L’aidantomètre : un outil pour comprendre sa réalité d’aidant
Dans le cadre des formations RePairs Aidants, j’utilise l’aidantomètre comme support pédagogique. Cet outil simple et visuel permet aux aidants de se situer par rapport à la charge réelle qu’ils vivent au quotidien. Souvent, les mots seuls ne suffisent pas pour prendre conscience de ce qui peut sembler « normal » ou « incontournable » dans l’accompagnement d’un proche.
L’aidantomètre aide à :
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Se situer : mesurer la charge émotionnelle, physique et organisationnelle
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Objectiver une réalité souvent banalisée ou minimisée
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Sortir du « je gère » : prendre du recul sur ce qui devient difficile, identifier ses limites
En visualisant sa situation, l’aidant peut mieux comprendre les impacts de son rôle sur sa santé, son équilibre et sa vie quotidienne. Cet outil n’a pas vocation à diagnostiquer, mais à ouvrir une réflexion, amorcer une prise de conscience et faciliter le dialogue — que ce soit en atelier ou dans un cadre individuel.
Une réalité encore trop méconnue : les chiffres de l’aidance
La réalité des aidants familiaux reste souvent invisible, parfois même pour les aidants eux-mêmes. Pourtant, les chiffres montrent l’ampleur et la gravité de la situation en France :
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11 millions d’aidants accompagnent quotidiennement un proche
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48 % d’entre eux vivent eux-mêmes avec une maladie chronique
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60 % sont exposés à un risque accru de surmortalité dans les trois ans suivant la maladie d’un proche
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1 aidant sur 3 décède avant la personne accompagnée
(Source : La situation des aidants en France – Étude, mars 2022)
Ces données, aussi difficiles soient-elles, ne sont pas là pour inquiéter, mais pour rendre visible une réalité silencieuse. Elles rappellent que prendre soin de soi n’est pas un luxe : c’est un enjeu de santé et de durabilité. Chaque geste du quotidien, chaque moment de vigilance permanente a un impact réel sur la fatigue, le bien-être et la santé des aidants.
En comprendre l’ampleur permet de mettre des mots sur la charge, de prendre conscience de ses limites et de considérer l’aide et les outils disponibles, comme l’aidantomètre, pour se préserver.

Ce que révèle l’aidantomètre au fil des formations
Lors des formations RePairs Aidants, l’aidantomètre permet aux participants de passer du ressenti diffus à une prise de conscience concrète de leur situation. Pour certains, cette étape est difficile : il arrive que l’on soit dans le déni de sa propre fatigue ou de l’intensité de la charge quotidienne. Certains l’avouent eux-mêmes : « Je ne pensais pas que c’était si prenant ».
Les constats les plus fréquents révèlent souvent que l’épuisement est largement sous-estimé : la charge physique, émotionnelle et mentale dépasse ce que l’aidant croit gérer. Cette prise de conscience est cruciale, car elle permet de :
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Mettre des mots sur ce qui devient difficile
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Identifier les signes d’usure avant qu’ils ne deviennent critiques
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Réfléchir aux actions pour préserver son équilibre et sa santé
L’aidantomètre devient ainsi un véritable point de départ pour la prévention, en accompagnant les aidants à reconnaître leur propre limite et à envisager des stratégies concrètes pour se protéger, tout en continuant à accompagner leur proche de manière durable.

« Je suis très heureuse d’avoir participé à cette formation prendre soin de soi en tant qu’aidant » La fluidité de contenu des intervenants Sandra et Malika. Accueil , les matériels didactiques du point de vue pédagogique , les interactions et les exercices prévu par rapport à chaque sous titre très satisfaisant. J’ai pris conscience de qui je suis et de ce que je suis et peux donner à moi même et aux autres. » Yolande M.
« J’ai beaucoup apprécié cette formation. Le contenu sur ces deux jours a été très riche et m’a apporté énormément. C’était une expérience émotionnellement intense pour moi, mais utile et constructive. Grâce à vous et au groupe, j’ai réussi à m’exprimer alors que c’est habituellement très difficile pour moi. J’ai pu déposer certaines choses lourdes qui me pesaient depuis longtemps. Cette formation m’a ouverte sur un chemin de reconstruction et m’a permis de me sentir entendue et accompagnée. Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre, mais j’espérais un espace d’écoute et de compréhension. J’ai trouvé bien plus : un cadre bienveillant, respectueux, et un groupe dans lequel je me suis sentie en sécurité. Je repars avec des outils, des prises de conscience, et la volonté de continuer à travailler sur moi. Cette formation m’a vraiment aidée. » Céline B.
« Formation instructive qui m a fait ouvrir les yeux sur des choses et situation positives comme négatives . Je pence que deux jours pas a la suite m ont permis de réfléchir et m interrogé. Deux formatrices aux tops, bienveillantes, douces, et qui m ont appris pas mal de choses. » Laetitia F.

Prendre soin de soi en tant qu’aidant : une priorité, pas un luxe
Il est fréquent que les aidants se sentent obligés de mettre leurs propres besoins de côté, convaincus que le sacrifice est normal ou nécessaire. Pourtant, considérer l’accompagnement d’un proche comme une renonciation permanente à soi-même peut entraîner une fatigue chronique, un stress accru et un risque d’épuisement important.
S’inclure dans le cercle des attentions, c’est reconnaître que prendre soin de soi n’est pas incompatible avec le rôle d’aidant. Cela signifie s’autoriser à poser des limites, à demander de l’aide, à identifier des moments de repos ou des ressources de soutien. Cet acte de préservation est un choix responsable, qui permet non seulement de protéger sa santé physique et émotionnelle, mais aussi de maintenir la qualité de l’accompagnement du proche.
En intégrant cette démarche, l’aidant favorise la durabilité de son rôle. La santé et le bien-être de celui ou celle qui accompagne sont essentiels pour continuer à offrir un soutien efficace et bienveillant. Prendre soin de soi, c’est donc à la fois un acte de protection personnelle et un engagement pour l’autre : un équilibre nécessaire pour que l’aide puisse se prolonger dans le temps, sans épuisement ni culpabilité.

L’aidantomètre comme point de départ d’une démarche de prévention
L’aidantomètre n’est pas un outil de diagnostic, mais un support de réflexion et de prévention. Il permet à l’aidant de prendre du recul sur sa situation, d’identifier les signaux d’alerte et de réfléchir aux actions nécessaires pour se préserver.
Concrètement, il aide à :
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Ouvrir le dialogue avec soi-même, un proche ou un professionnel
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Identifier le moment où un soutien devient nécessaire, avant que la fatigue ou le stress n’atteignent un seuil critique
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Orienter vers des ressources et accompagnements adaptés, que ce soit des formations, des groupes de pairs ou un suivi individuel
En formation ou en accompagnement individuel, l’aidantomètre sert de point de départ concret pour engager une démarche de prévention et renforcer l’équilibre de l’aidant. Il rappelle qu’il est possible de continuer à accompagner son proche tout en se préservant, en posant des limites et en mettant en place des stratégies de soutien adaptées à sa propre situation.
Se reconnaître aidant, c’est déjà prendre soin de soi
Se reconnaître comme aidant familial est la première étape pour prendre soin de soi. Nommer sa charge, identifier ses limites et mesurer son niveau de fatigue sont des gestes essentiels pour prévenir l’épuisement et continuer à accompagner son proche de manière durable.
Prendre soin de soi n’est pas un luxe ni un signe d’égoïsme : c’est un acte responsable qui permet de préserver sa santé, son équilibre émotionnel et la qualité de l’accompagnement offert. Les outils comme l’aidantomètre, les formations et les ateliers permettent de mettre des mots sur ce que l’on vit, d’identifier des stratégies concrètes pour se protéger et de créer un espace d’échange et de soutien avec d’autres aidants.
Si vous souhaitez en savoir plus et bénéficier d’un accompagnement gratuit, RePair Aidants propose des formations dédiées aux aidants familiaux, accessibles partout en France sur différentes thématiques. Ces sessions permettent d’améliorer votre quotidien en tant qu’aidant familial.
Pour consulter les formations et vous inscrire gratuitement, rendez-vous sur le site : https://www.repairsaidants.com/
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- Outil d’évaluation et de prévention du risque d’épuisement ( en complément de l’aidantomètre)
- 5 raisons pour lesquelles ignorer ses émotions mène à l’épuisement émotionnel
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- La relation d’aide : une approche centrée sur la personne pour surmonter les difficultés
Comment se libérer des croyances limitantes et s’épanouir pleinement ?
Avez-vous déjà ressenti cette petite voix intérieure qui vous murmure : « Je ne suis pas assez compétente », « Je n’y arriverai jamais », « Ce n’est pas fait pour moi » ? Moi aussi, je l’ai connue. Et comme beaucoup de personnes, j’ai longtemps cru que ces pensées reflétaient une vérité absolue. Jusqu’au jour où j’ai compris qu’il ne s’agissait que de croyances limitantes, ces pensées profondes qui façonnent notre perception du monde et nous empêchent d’avancer.
Ces pensées ne sont pas des fatalités : il est possible de les transformer. Dans cet article, je vous partage les étapes pour identifier, déconstruire et dépasser vos croyances limitantes.
Qu’est-ce qu’une croyance limitante ?
Les croyances limitantes sont des pensées profondément ancrées qui influencent nos choix, notre perception et notre comportement. Elles trouvent souvent leur origine dans notre éducation, notre environnement, ou des expériences marquantes de notre histoire personnelle.
Prenons un exemple : Sophie rêve depuis des années de lancer son activité de créatrice de bijoux. Mais à chaque fois qu’elle y pense, elle se dit : « Je ne suis pas assez douée pour en vivre ». Résultat ? Elle repousse son projet et reste bloquée dans un travail qui ne la nourrit plus.
Une croyance limitante agit comme un filtre sur la réalité : elle nous fait voir uniquement ce qui la conforte et nous empêche d’envisager d’autres perspectives. La réalité, les événements, les opportunités sont perçus à travers le prisme de nos croyances.
Mais la bonne nouvelle, c’est qu’elles ne sont pas une fatalité !
D’où viennent les croyances limitantes ?
Elles naissent souvent très tôt dans notre vie :
- Des messages parentaux répétés (ex: « tu es trop sensible », « tu n’y arriveras jamais seule »…)
- Des injonctions familiales implicites (ex : « il faut être parfaite pour être aimée »)
- Des expériences d’échec et d’humiliation
- Des croyances culturelles ou collectives (ex : « les femmes doivent se sacrifier pour leur famille » ou « l’argent est sale »)
Ces idées, souvent véhiculées depuis l’enfance, influencent inconsciemment nos choix de vie.
Ces croyances forment parfois ce que l’analyse transactionnelle appelle notre scénario de vie : un plan inconscient que nous suivons, souvent à notre insu, et qui détermine comment nous réagissons face aux choix de vie, au succès ou aux relations.
Comment identifier ses croyances limitantes ?
La première ; c’est d’en prendre conscience. Voici quelques signes :
- Vous vous dites souvent : « Je ne peux pas… », « Ce n’est pas pour moi… »
- Vous ressentez du doute, de la peur ou de l’auto-sabottage lorsqu’une opportunité se présente.
- Vous procrastinez, en trouvant toujours une excuse pour ne pas agir
Exercice pratique : Notez les phrases négatives que vous vous répétez régulièrement. Ensuite, interrogez-les : D’où vient cette idée ? À qui appartient-elle ? Est-elle universellement vraie ? Quelles preuves ai-je du contraire ?
Dans mes accompagnements, je propose également :
- Un test sur les 5 drivers (soit parfaite, soit forte, dépêche-toi, fais plaisir, fais des efforts) pour identifier vos messages inconscients.
- Des exercices d’introspection et d’écriture,
- L’exploration du scénario de vie et des injonctions familiales via l’analyse transactionnelle
5 Techniques pour se libérer des croyances limitantes
- Remettre en question la croyance : Une croyance limitante est une pensée que vous avez répétée jusqu’à en faire une vérité. Interrogez-la : est-elle fondée ? D’autres ont-elles prouvé le contraire ? Exemple : Si vous pensez « Je ne suis pas faite pour être indépendante », demandez-vous : « Quelles compétences pourrais-je développer pour y parvenir ? »
- Remplacer les croyances limitantes par des croyances dynamisantes : les affirmations positives reprogramment en douceur votre cerveau. À chaque pensée limitante, substituez une phrase soutenante. Exemple : « Je ne suis pas assez douée » devient « Je progresse chaque jour avec confiance ».
- Visualiser son succès : Visualisez-vous en train de réussir. Le cerveau ne distingue pas une image mentale d’une expérience réelle. Fermez les yeux, ressentez votre réussite comme si elle était déjà là. Accueillez les émotions positives.
- S’entourer de personnes inspirantes : Les croyances se renforcent ou s’adoucissent selon notre entourage. Choisissez des personnes qui croient en vous, qui vous élèvent. Rejoignez des cercles de femmes, trouver un mentor, entourez-vous de lectures et de podcasts inspirants ( je pense notamment au podcast Métamorphose).
- Utiliser l’EFT (Emotional Freedom Techniques) : L’EFT est une approche psycho-corporelle qui permet à la fois de réguler les émotions négatives du quotidien et de reprogrammer en profondeur les croyances limitantes. Elle se pratique par la stimulation de points situés sur le trajet des méridiens (inspirés de l’acupuncture) tout en répétant à voix haute la croyance que l’on souhaite transformer. J’accompagne également cette pratique de mouvements oculaires et parfois de mouvements corporels, afin d’impliquer toutes les dimensions de l’être : mentale, émotionnelle, énergétique et physique. Cette combinaison rend le travail plus intégré, plus ancré et plus puissant.
Peut-on changer seul(e) ou avec un accompagnement ?
Ça dépend ! Il est tout à fait possible d’amorcer un changement seul(e), surtout lorsqu’il s’agit de croyances plus légères ou conscientes. Cela demande de procéder étape par étape, en avançant à son rythme, en intégrant progressivement de nouvelles manières de penser, et surtout en apprenant à se soutenir soi-même. Mais ce processus peut aussi s’avérer lent, parfois décourageant, surtout quand on fait face à des blocages profonds ou des schémas inconscients bien ancrés. C’est là que l’accompagnement peut faire toute la différence.
Être guidé(e) permet de prendre du recul, de se sentir soutenu(e) et en sécurité, d’explorer des zones qu’on ne voit pas toujours seul(e) — ce fameux angle mort. Grâce à des outils puissants comme l’analyse transactionnelle, la visualisation, ou la psychogénéalogie, le travail devient plus profond, plus ciblé, et souvent plus transformateur.
Un accompagnement permet aussi de libérer ce qui dépasse le cadre mental : les mémoires émotionnelles, transgénérationnelles, voire karmiques. Et surtout, il offre un cadre solide pour ancrer durablement les changements.
Si vous en ressentez le besoin, je peux vous accompagner à travers un processus structuré mêlant analyse transactionnelle, exploration du transgénérationnel, EFT, introspection et reconnexion à soi. Pas à pas, nous identifions ensemble vos croyances profondes, les reformulons et installons de nouveaux ancrages positifs. Découvrez mon accompagnement De l’Ombre à la Lumière et réservez votre RDV pour un appel découverte gratuit de 30 mn.
Témoignage client (publié sur la plateforme Résalib) : « J’ai eu la chance d’être accompagnée par Sandra Guillemin dans le cadre d’une thérapie transgénérationnelle […] Grâce à elle, j’ai pu entamer un véritable travail de libération, de reconnexion à ma vérité intérieure et d’alignement. […] Vous avez semé en moi des graines de paix et de clarté qui continueront à fleurir longtemps. »

Changer ses croyances limitantes, ce n’est pas juste adopter des pensées positives. C’est un véritable chemin de transformation intérieure, parfois inconfortable, souvent bouleversant… mais toujours libérateur. Cela demande du temps, de la patience, de la persévérance. Il faut oser remettre en question ce que l’on croyait être vrai sur soi-même, changer ses habitudes, faire de la place à une nouvelle version de soi. Ce voyage implique :
- Une honnêteté envers soi-même
- Le courage de sortir du déni et de sa zone de confort
- L’ouverture à d’autres possibles
- La foi en soi même quand la vie nous teste…
Oui, c’est un défi. Mais c’est aussi un cadeau. Car derrière chaque croyance limitante se cache une puissance endormie. Et en la libérant, vous vous autorisez à vivre pleinement alignée, libre et souveraine.
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Et si vous étiez en deuil sans le savoir ? Comprendre les pertes invisibles de la vie
Le mot « deuil » est souvent associé à la perte d’un être cher. Pourtant, nous vivons de nombreux deuils tout au long de notre vie, souvent sans les nommer ainsi. Ce sont des deuils invisibles, silencieux, symboliques : une rupture, un changement de vie, la perte d’un emploi, un déménagement, un rêve qui s’effondre.
Reconnaître que l’on traverse un deuil, même sans décès, c’est commencer à prendre soin de soi. Cet article vous invite à explorer les différents visages du deuil et vous offre des clés pour avancer à votre rythme et avec douceur.
Les multiples visages du deuil
Le deuil ne prend pas qu’un seul visage. Il peut être brutal, évident, ou au contraire diffus, discret, intime.
- Les deuils visibles : Ce sont ceux que la société reconnaît comme tels : la perte d’un être cher, une rupture amoureuse, le décès d’un animal de compagnie. Ces deuils ont souvent droit à des rituels, des mots, un espace pour être partagés. Pourtant, même là, chacun vit la perte à sa manière, parfois en décalage avec ce que l’entourage attend ou projette.
- Les deuils invisibles : Plus discrets, mais tout aussi puissants. Ce sont les pertes que l’on ne nomme pas, ou que l’on minimise : la perte d’un emploi, d’un logement, d’un statut social ou d’une fonction identitaire.
Par exemple, une infirmière en arrêt longue durée peut ressentir un profond vide, comme si elle avait perdu une part essentielle d’elle-même.
La fausse couche en est un autre exemple douloureux : la grossesse s’arrête, mais le lien était déjà là. Ce qu’on perd, ce n’est pas seulement un corps en devenir, c’est une promesse, une projection, une espérance. Et souvent, il n’y a ni mots, ni place pour en parler. - Les deuils symboliques : Ils accompagnent les passages de vie, les renoncements intérieurs, les fins d’étapes qui redéfinissent profondément qui l’on est. Ce n’est pas forcément un événement brutal, mais plutôt un glissement, parfois silencieux, souvent bouleversant.
Cela peut être l’entrée en retraite, la ménopause, le départ d’un enfant devenu adulte. Mais aussi le deuil d’un projet de vie : une femme qui ne pourra pas avoir d’enfant, par exemple, peut vivre un véritable effondrement intérieur. Elle ne perd pas un enfant concret, mais un rôle, une identité rêvée, une partie d’elle-même projetée dans l’avenir.
Ces deuils sont symboliques, parce qu’ils ne portent pas toujours de nom. Mais ils méritent, eux aussi, d’être reconnus et accompagnés.Chacun de ces deuils provoque un bouleversement intérieur, un réajustement émotionnel et identitaire. Et chacun mérite d’être reconnu.
Pourquoi il est si difficile de reconnaître un deuil
Dans nos sociétés modernes, la performance est valorisée. Il faut « avancer », « rebondir », « tourner la page ». Mais le deuil, lui, demande de ralentir. D’écouter. De sentir.
Et cela dérange.
Les deuils invisibles sont donc souvent passés sous silence — par l’entourage, mais aussi par nous-mêmes. Parce qu’on ne les reconnaît pas comme légitimes. Parce qu’on se dit : « Ce n’était qu’un travail », « Je devrais être heureux.se », « Il y a pire que moi. »
Ces pensées nous éloignent de nous-mêmes. Elles empêchent de prendre soin de ce qui saigne, même en silence.
Suis-je en deuil ? Les signes méconnus
Certains signaux intérieurs peuvent indiquer que nous traversons un deuil, sans le savoir :
- Une tristesse persistante ou inexpliquée
- Une grande fatigue, un manque d’énergie
- Des difficultés à se projeter, à retrouver de la joie
- Une sensation de vide, de perte de sens
- Des ruminations autour de ce qui a été perdu
- Des symptômes physiques comme des douleurs diffuses, des troubles digestifs, des insomnies…
Le deuil ne se vit pas seulement dans le cœur ou dans la tête. Le corps aussi parle.
Des études en psychologie et en neurosciences (notamment celles de Boris Cyrulnik, George Bonanno ou Mary-Frances O’Connor) montrent que le deuil, même invisible, peut affaiblir le système immunitaire, déséquilibrer le sommeil et le stress, voire augmenter le risque de maladies cardiovasculaires.
Ce que l’on retient dans le mental, le corps l’exprime souvent à sa manière.
Comment avancer dans son deuil : des clés concrètes et sensibles
- Accueillir ce qui est là, sans jugement
Toutes les émotions ont leur place : la tristesse, la colère, la peur, parfois même le soulagement. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de réagir. Ce que vous ressentez est juste, même si ce n’est pas ce qu’on attend de vous, même si cela ne se voit pas. - Nommer la perte, même symbolique.
Mettre des mots sur ce qui a été perdu aide à en prendre soin, à lui donner une forme, une existence. Comme le dit Bris Cyrulnik : « Mettre des mots sur les maux, c’est déjà commencer à les guérir. ». Cela ne change pas le passé, mais cela transforme le regard qu’on lui porte. Dire “j’ai perdu mon rôle de mère”, “j’ai perdu ma maison”, “je ne suis plus celle que j’étais” permet d’ouvrir un espace de sens et de douceur. Cela permet de reconnaître qu’il y a bien eu un avant et qu’un après est en train de naître. - Créer des rituels personnels
Le deuil a besoin de symboles, de gestes concrets qui marquent la transition. Ecrire une lettre, allumer une bougie, fabriquer une boîte à souvenirs, un objet de mémoire… Tout ce qui permet de dire au revoir en douceur peut soutenir le processus. - Conserver le lien autrement
On ne coupe pas le lien avec ce qui est perdu, on le transforme. Une personne aimée reste présente dans nos gestes, nos valeurs, nos silences. Un rêve abandonné peut renaître autrement, sous une autre forme. - Accepter que le deuil n’a pas d’agenda
Il n’ y a pas d’urgence à aller mieux. Le deuil ne se termine pas, il s’intègre. Eviter les injonctions du type : « il faut tourner la page ». Comprendre que certains jours sont plus durs et d’autres plus doux. - S’entourer même d’une seule personne qui sait écouter
Le deuil a besoin d’être partagé. On n’a pas besoin de conseils, mais de présence. Une oreille qui écoute sans juger, un professionnel formé, un groupe de parole, un.e ami.e qui ne cherche pas à réparer. - Se relier à son corps et à la lenteur
Le corps sait. Il porte la mémoire, la douleur, mais aussi les ressources. Dormir, pleurer, danser, marcher lentement, … Se laisser traverser. - Donner un sens si cela devient possible Certaines personnes trouvent un sens un jour à leur perte : en créant un projet, en accompagnant d’autres, en posant un geste engagé. Mais ce n’est pas une obligation. Le sens ne se fabrique pas, il émerge parfois… ou pas. Et cela aussi est valable.
Le deuil comme transformation possible
Le deuil ne signe pas une fin. Il transforme. Il s’infuse peu à peu dans l’histoire de vie. Il devient une partie de soi, apaisée, mais toujours vivante. Avec le temps, il est parfois possible de dire : « Ce deuil m’a changé. Il m’a ouvert à d’autres dimensions de moi, du monde, des autres. » Ce n’est pas toujours une renaissance. Mais c’est souvent une profondeur nouvelle.
Le deuil est un témoin de ce qui a compté. Il dit l’amour, le lien, l’attachement. Il ne révèle pas une fragilité, mais une humanité.
Apprenons à reconnaître ces pertes invisibles. À leur faire de la place. Pour que la vie puisse continuer — autrement, mais encore pleine de sens.
Pour aller plus loin sur ce thème, je vous recommande aussi :
- Comprendre et traverser le deuil
- Le carnet de deuil© pour mieux vivre les pertes et les ruptures
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- Les 3 étapes clés d’une transition de vie
- Divorce : l’importance d un accompagnement émotionnel
- 35 ressources précieuses pour accompagner les femmes en transition de vie
5 raisons pour lesquelles ignorer ses émotions mène à l’épuisement émotionnel
Selon l’INSERM, une personne sur cinq souffre d’un trouble anxieux lié à un stress chronique ou à une surcharge émotionnelle non exprimée.
Dans notre société, l’efficacité, la performance et la maîtrise de soi sont encore trop souvent valorisées au détriment de l’écoute de soi. Beaucoup apprennent à « prendre sur eux », à « garder le contrôle », à « ne pas se laisser submerger ». Mais à force d’ignorer ou de réprimer ce que l’on ressent, un mécanisme insidieux se met en place : l’épuisement émotionnel. D’abord silencieux, il finit par affecter en profondeur le mental, le corps et l’équilibre général.
En tant que psychopraticienne, j’accompagne de nombreuses femmes — et en particulier des mamans aidantes — qui portent une charge mentale écrasante sans réaliser à quel point leur monde intérieur est mis de côté. Mais ce phénomène dépasse largement ce profil : il touche toute personne qui a pris l’habitude de taire ses émotions, quel que soit son âge, son genre ou sa situation.
Je pense à Julie* (prénom modifié), maman de deux enfants, dont l’aîné demande une attention constante. Entre les soins, le travail, les obligations familiales et les tâches du quotidien, elle n’a plus d’espace pour elle. Elle a appris à faire face, à tenir bon — mais jamais à s’écouter. Petit à petit, ce refoulement l’a conduite vers un épuisement émotionnel profond, à deux doigts du burn-out maternel.
Alors, pourquoi est-ce si dangereux d’ignorer ses émotions ? Voici 5 raisons essentielles qui permettent de mieux comprendre ce mécanisme… et de commencer à s’en libérer.

1. Les émotions refoulées ne disparaissent pas, elles s’accumulent
Lorsque nous choisissons d’ignorer ou de réprimer nos émotions, elles ne s’évanouissent pas magiquement. Ce sont plutôt des émotions refoulées qui s’entassent dans notre psyché et notre corps. Cette accumulation crée une surcharge invisible, que personne ne voit mais qui épuise profondément. Physiquement, cela peut se traduire par des tensions musculaires, des troubles du sommeil, des maux de tête, ou une fatigue chronique. Psychiquement, l’anxiété et l’irritabilité augmentent. Les émotions ne sont pas des faiblesses, mais des indicateurs internes essentiels.
2. Ignorer ses émotions alimente la charge mentale
Une étude de l’IFOP (2021) révèle que 80 % des femmes se sentent responsables de la majorité des tâches domestiques et familiales. Cette charge mentale est un fardeau invisible : une gestion permanente de tout ce qu’il faut penser, organiser, anticiper… souvent au détriment de ses propres besoins.
Ne pas écouter ses émotions, c’est aussi se priver du droit de poser des limites, de dire non, de demander du soutien. Cela conduit à accumuler sans relâche, jusqu’à l’épuisement. Ignorer ses ressentis n’éteint pas la pression intérieure, au contraire : cela l’intensifie, jusqu’à ce que le corps ou le mental lâche. Et c’est ainsi que l’épuisement émotionnel s’installe, parfois sans bruit.
3. L’absence d’écoute émotionnelle fragilise la résilience
En France, près de 40 % des mères déclarent ressentir des signes de burn-out parental, selon l’Observatoire de la Parentalité. Ce chiffre illustre une réalité : plus on s’éloigne de ses ressentis, plus on perd en capacité à faire face aux imprévus ou aux situations stressantes.
Les émotions sont comme des signaux intérieurs. Lorsqu’on les ignore, on perd le lien avec soi-même. La résilience — cette capacité à rebondir — se construit justement sur la conscience de ce qui se passe en nous. Refouler ses émotions, c’est appauvrir ce “réservoir” émotionnel. On devient alors plus vulnérable, plus irritable, et on s’épuise plus vite, même face à des situations banales.
4. Le corps porte le poids des émotions non exprimées
Ce que l’on n’exprime pas avec des mots, le corps finit souvent par le traduire en maux. Lorsque les émotions sont ignorées, elles ne disparaissent pas : elles s’accumulent dans le corps sous forme de tensions, de douleurs diffuses, de troubles digestifs, de fatigue chronique…
Ce phénomène s’appelle la somatisation, et c’est l’un des signaux d’alarme majeurs du stress émotionnel refoulé. À ce stade, l’épuisement émotionnel n’est plus seulement psychique : il devient aussi physique. Et tant que le lien entre émotions et symptômes n’est pas reconnu, le corps continuera de tirer la sonnette d’alarme.
5. L’épuisement émotionnel peut dégénérer en burn-out maternel
Chez les mamans ou les personnes aidantes, l’épuisement émotionnel prolongé peut évoluer en burn-out maternel, un état de fatigue psychique et physique intense, où tout semble devenir trop lourd.
Ce burn-out ne surgit pas brusquement. Il est souvent le résultat de mois, voire d’années, de surcharge émotionnelle silencieuse : un quotidien où l’on donne sans compter, où l’on s’oublie pour les autres, sans jamais se régénérer. Le reconnaître à temps permet d’éviter une décompensation brutale, et surtout, d’agir pour retrouver un équilibre plus juste — pour soi et pour ceux qu’on accompagne.

Mon super conseil pour éviter l’épuisement émotionnel
Pour prévenir ce mécanisme, je vous recommande d’adopter une pratique simple : chaque jour, prendre 5 minutes pour s’arrêter, respirer, et écouter ce que l’on ressent réellement. Pas besoin d’analyser ou de chercher à changer quoi que ce soit, juste nommer l’émotion présente — fatigue, colère, tristesse, joie, anxiété… Ce petit rituel permet de réduire l’accumulation des émotions refoulées, d’alléger la charge mentale, et de renforcer la résilience.
Ignorer ses émotions n’est pas une preuve de force, mais une voie directe vers l’épuisement émotionnel.
Que tu sois maman aidante ou une personne qui, par habitude ou par nécessité, met ses propres besoins de côté, il est essentiel de t’autoriser à ressentir, à poser des limites, et à demander du soutien.
Refouler ses émotions pendant des mois — voire des années — expose à un risque accru de troubles psychosomatiques, d’insomnie, et d’isolement émotionnel profond. S’écouter n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour préserver ton équilibre.
Tu n’es pas seule, et prendre soin de tes émotions, c’est prendre soin de toi.
Envie d’apprendre à écouter tes émotions et retrouver ton énergie intérieure ?
Si tu te reconnais dans ces signes d’épuisement émotionnel, je t’invite à découvrir mon accompagnement “De l’Ombre à la Lumière” : un espace bienveillant pour reconnecter à tes ressentis, poser des limites saines, et retrouver ton équilibre intérieur. Et si cet accompagnement ne te semble pas adapté aujourd’hui, je propose aussi d’autres formats pour t’aider à avancer à ton rythme. Découvrir mes autres prestations.
Parce qu’apprendre à écouter tes émotions, c’est déjà un acte de soin envers toi-même.
Des articles complémentaires pour aller plus loin :
- Aidant familial : comprendre sa situation pour mieux prendre soin de soi
- L’art de l’écoute : une clé essentielle pour accompagner
- L’approche centrée sur la personne : une thérapie humaniste au service du développement personnel
- être soi-même : comprendre et vivre le processus d’individuation
- Explorer votre monde intérieur avec le journaling
- Le travail de l’ombre
- Découvrez comment bénéficier de remboursements partiels pour mes accompagnements grâce à Elsee Care, une solution de médecine douce et bien-être. (lien affilié).
Crédit photo image de couverture Pexels : Nataliya VaitKevich, l’image avec le texte sur les émotions est issue du compte Facebook Sciences Energétiques et Canva pour les autres.
Ménopause : que se passe-t-il vraiment dans votre corps (et dans votre tête) ?
Fatigue, bouleversements émotionnels, incompréhension : il est temps d’éclairer ce que vous vivez.
Pourquoi cet article ?
“Je n’ai plus la même énergie qu’avant… je n’arrive plus à tout faire comme avant.” — une phrase que j’entends très souvent et dans laquelle je me retrouve totalement.
En tant que psychopraticienne, j’accompagne déjà des femmes dans cette période charnière. La ménopause n’est pas qu’une affaire de corps. Elle interroge l’identité, l’image de soi, les relations, le rapport au travail, à la féminité, au désir. Comprendre ce qui se passe dans le corps et dans la tête est une première étape essentielle pour vivre cette transition de manière plus consciente, et surtout, mieux accompagnée.
Ce sujet revient aujourd’hui sur le devant de la scène publique grâce à un rapport récent remis par la députée et médecin Stéphanie Rist, le 9 avril 2025. Il marque un tournant : celui de reconnaître enfin la ménopause comme un enjeu majeur de santé publique.
Ménopause : de quoi parle-t-on exactement ?
La ménopause correspond à l’arrêt définitif des règles, lié à la fin de l’activité ovarienne. Elle survient généralement entre 45 et 55 ans. On parle aussi souvent de périménopause, une phase de transition qui peut durer plusieurs années avant la ménopause elle-même.
Pendant cette période, le taux d’œstrogènes et de progestérone chute progressivement, ce qui entraîne une série de transformations dans tout le corps… et dans la tête. On se dit : ” Je ne me reconnais plus, mon corps a changé, mais aussi mon humeur, ma façon de penser, ma libido.”

Les symptômes : quand le corps parle (fort)
Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, douleurs articulaires, fatigue, prise de poids, sécheresse vaginale & cutanée… la liste peut être longue et varier d’une femme à l’autre.
Mais il y a aussi les symptômes invisibles : irritabilité, anxiété, perte de confiance en soi, sensation d’isolement, parfois même un état dépressif. J’ai parfois entendu “Je ne comprends pas ce qui m’arrive, j’ai l’impression d’être en burn-out ou de devenir folle.” Ce flou émotionnel est d’autant plus difficile à vivre qu’il est rarement nommé, entendu, reconnu.

Un enjeu de santé publique : un rapport pour sortir du tabou
Le 9 avril 2025, Stéphanie Rist, médecin rhumatologue et députée, a remis un rapport inédit à plusieurs ministres du gouvernement. Ce rapport s’appuie sur l’audition de 139 experts et les témoignages de plus de 2 000 femmes. Il formule 25 recommandations concrètes, réalisables dans les deux ans, pour changer la donne. Parmi elles, une consultation longue spécifique pour toutes les femmes, dès l’apparition des premiers signes, aux alentours de 45 ans, intégrant les dimensions gynécologique et cardiovasculaire afin de repérer des facteurs de risques et de pouvoir disposer d’un traitement hormonal si besoin.
Quelques chiffres clés :
- 17,2 millions de femmes de plus de 45 ans sont concernées par la ménopause. C’est la moitié des femmes en France !
- 87 % présentent au moins un symptôme.
- 25 % vivent des troubles sévères.
- 50 % n’en parlent pas, par honte, peur du jugement, ou manque d’écoute.
Le rapport se structure autour de trois axes essentiels :
1. Informer et écouter : briser les silences, faire circuler l’information.
2. Mieux accompagner et soigner : une approche globale, pluridisciplinaire.
3. Reconnaître la ménopause au travail : adapter les environnements professionnels.
Ce travail politique est une réelle avancée pour la santé de toutes les femmes. Il rappelle aussi que la transformation commence dans les corps, les foyers, les cabinets. Dans les espaces d’écoute. Comme le mien.

Mon rôle : vous accompagner autrement
Dans mon cabinet, je reçois de plus en plus de femmes qui arrivent avec cette phrase : “Je crois que je suis entrain de changer mais je ne sais pas ce qui m’arrive.”
Souvent, ces femmes ne viennent pas en premier lieu pour « parler ménopause », même si c’est déjà arrivé. Ce sont des troubles du sommeil, une anxiété nouvelle, un sentiment diffus de perte d’élan ou de joie, qui les amènent à consulter. Et en creusant, en écoutant finement, on relie ces ressentis à cette période si particulière de la vie qu’est la périménopause ou la ménopause.
En tant que psychopraticienne et accompagnante des grands passages de vie de la femme, mon rôle est de créer un espace sûr où la parole peut se déposer sans honte, sans masque. La ménopause peut soulever des questionnements profonds :
- Qui suis-je en dehors de mon rôle de mère, de professionnelle, de conjointe ?
- Mon corps change : est-ce qu’il est encore désirable ? Est-ce qu’il m’appartient ?
- Et maintenant, qu’est-ce que je veux pour moi ?
Ce processus amène aussi à revisiter profondément notre rapport à nous-mêmes, à notre histoire, à notre identité.
C’est souvent là qu’émerge une question plus intime, plus symbolique :
Réconcilier le féminin : cette période peut réveiller des tensions intérieures liées à notre rapport au féminin. À quoi ressemble ma féminité aujourd’hui ? Est-ce qu’elle dépend de ma fertilité, de mon apparence, de mon désir ? C’est souvent l’occasion d’un réajustement, d’une redéfinition plus libre et personnelle de ce féminin intérieur.
Mon approche permet de traverser cette période avec plus de conscience, de remettre du sens, de réhabiliter l’estime de soi et parfois même… d’ouvrir une nouvelle phase de vie plus libre, plus alignée. La ménopause n’est pas une fin : c’est une métamorphose.
Et cette métamorphose mérite d’être accompagnée avec douceur, présence et respect.

Claire Mounier-Vehier : une voix forte pour le cœur (et le corps) des femmes
Au-delà du vécu intérieur, la santé physique mérite aussi une attention particulière… Parmi celles qui éclairent cette étape, on retrouve Claire Mounier-Vehier, cardiologue et cofondatrice d’Agir pour le Cœur des Femmes. Elle alerte sur les risques cardiovasculaires accrus à la ménopause, trop peu connus.
C’est en découvrant ses posts éducatifs sur les réseaux sociaux que j’ai pris conscience que je n’avais pas été correctement accompagnée moi-même pendant cette période. Aucun bilan cardiovasculaire ne m’a été proposé, alors que j’avais des facteurs de risque. Aucun suivi de ma densité osseuse non plus.
Mon super conseil : Parlez avec votre médecin de votre santé cardiovasculaire. La Caisse nationale de l’assurance maladie propose, dans son rapport pour 2025, la mise en place d’un dépistage systématique du risque cardiovasculaire chez les femmes ménopausées. Ce projet, qui devrait être adopté en juillet 2025, souligne l’importance de ne pas négliger ce risque encore trop peu connu. Pour rappel, les maladies cardio vasculaires sont la première cause de décès chez la femme (26% devant le cancer 25%, source : Agir pour le cœur des femmes).

Et si la ménopause était aussi un passage vers soi ?
Dans beaucoup de traditions, la ménopause est perçue comme une transformation, une entrée dans une maturité profonde. Une sagesse incarnée. Oui, c’est parfois douloureux. Oui, on peut s’y perdre. Mais c’est aussi une opportunité : celle de se rencontrer autrement, de faire place à une nouvelle version de soi.
Ce n’est pas une fin, c’est un passage. Et pour moi, il a marqué un vrai tournant. C’est à ce moment-là que j’ai repris ma vie en main : une nouvelle voie professionnelle, une transformation personnelle, un voyage en Laponie avec mon fils — comme une façon symbolique de célébrer ce changement. Je me suis découverte autrement, plus libre, plus vivante !

Et si vous faisiez de cette métamorphose un chemin éclairé ?
Ce que vous traversez mérite d’être nommé, reconnu, accompagné. Parce que la ménopause touche à la fois le corps, le cœur, et l’identité. Et parce que vous méritez mieux qu’un silence médical ou social. Grâce aux avancées récentes, comme ce rapport fondamental porté au plus haut niveau de l’État, le sujet sort peu à peu de l’ombre. Mais pour que chaque femme puisse le vivre avec plus de clarté et de respect, il faut encore plus de liens, d’espaces, de récits.
Vous traversez cette phase ? Et si vous n’étiez pas seule ?
J’accompagne les femmes dans cette transition avec mon approche De l’Ombre à la Lumière, un accompagnement conçu pour traverser une étape de vie difficile et renaître avec plus de fluidité, de légèreté et de plaisir. Ce processus vous aide à redécouvrir une nouvelle compréhension de vous-même, de votre corps, de vos désirs, et à vous reconnecter à votre essence profonde.
C’est un espace sécurisé pour accueillir, traverser et transformer cette phase de vie en une véritable opportunité. Vous n’êtes pas seule dans cette aventure.
Je vous propose un rendez-vous découverte gratuit et sans engagement, afin d’échanger sur votre situation, comprendre vos besoins, et voir si cet accompagnement est fait pour vous.
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Source des données chiffrées : Rapport de Stéphanie Rist publié le 09/04/25. Crédit photos : Canva.
Pour aller plus loin :
- Ménopause : Rapport de Stéphanie Rist publié le 09/04/25- 25 recommandations pour agir.
- Ménopause : le deuxième printemps de la femme
- Accueil | ménopause club, le club qui rassemble les femmes et les professionnels de la santé autour de la ménopause.
- Podcasts Clarins « Mon corps ce héros », Ménopause – Clarins
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Quel est votre driver dominant ? Faites-le test et découvrez comment mieux vous comprendre
Découvrez les 5 drivers de Taibi Kahler : ces messages contraignants qui influencent nos comportements. Apprenez à les identifier et à vous en libérer pour plus de sérénité.
Avez-vous déjà ressenti une pression intérieure qui vous pousse à toujours bien faire, à plaire aux autres ou à courir contre la montre ? Ces comportements ne sont pas le fruit du hasard. Ce sont des messages contraignants, ou drivers, des schémas de pensée qui influencent nos réactions et nos choix au quotidien.
Ces messages sont issus de notre enfance et peuvent devenir des sources de stress lorsque leur influence devient trop forte. Théorisés par Taibi Kahler en Analyse Transactionnelle, les 5 drivers (ou mini-scénarios) expliquent pourquoi nous agissons de cette manière.
Dans cet article, vous découvrirez ces 5 drivers, comment ils se manifestent dans votre vie personnelle et professionnelle, et comment les identifier pour mieux comprendre vos comportements. Vous pourrez également tester quel est votre driver dominant et apprendre à le libérer pour retrouver plus de sérénité.
Les 5 drivers de Taibi Kahler : comprendre nos mini-scénarios
Dans ses recherches, Taibi Kahler a identifié cinq drivers qui constituent des messages contraignants majeurs, influençant notre comportement au quotidien. Ces drivers, également appelés mini-scénarios, sont des injonctions intérieures qui dictent comment nous pensons, agissons et interagissons avec les autres. Ces schémas sont souvent transmis dès l’enfance et se manifestent dans nos relations, nos choix professionnels et notre manière de réagir face aux défis.
Chaque driver est associé à un modèle de comportement particulier, souvent guidé par une pression intérieure qui peut, si elle est trop forte, devenir limitante. Cependant, ces drivers ont aussi un côté positif lorsqu’ils sont équilibrés et maîtrisés. Ils peuvent nous pousser à nous dépasser et à nous engager dans des actions constructives.
1. Sois parfait
Le driver « Sois parfait » pousse l’individu à rechercher l’excellence à tout prix. Il cherche à tout faire de manière irréprochable, souvent par peur de l’échec ou du jugement des autres. Cela s’accompagne d’une pression constante pour atteindre des standards élevés et avoir un contrôle total sur son environnement.
2. Fais-moi plaisir
Le driver « Fais-moi plaisir » pousse la personne à chercher à plaire et à satisfaire les autres, souvent au détriment de ses propres besoins et désirs. Elle s’efforce d’être aimée et d’obtenir l’approbation de son entourage, parfois de manière excessive. Son comportement est ouvert et chaleureux, mais cela peut également cacher un manque de confiance en soi et d’affirmation personnelle.
3. Dépêche-toi
Le driver « Dépêche-toi » pousse l’individu à adopter un rythme de vie extrêmement rapide. Il est constamment pressé, agité, et ne prend jamais le temps de terminer correctement ce qu’il entreprend. Son comportement est marqué par une excitation permanente, des gestes désordonnés et une incapacité à rester concentré longtemps sur une tâche.
4. Sois fort
Le driver « Sois fort » pousse l’individu à cacher ses émotions et à contrôler ses réactions dans toutes les situations. Il adopte une attitude rigide et tendue, où la dureté intérieure se reflète dans son corps et son comportement. Il cherche à rester implacable, sans montrer de faiblesse, ce qui peut parfois rendre ses interactions froides et distantes.
5. Fais un effort
Le driver « Fais un effort » pousse la personne à faire tout ce qui est en son pouvoir pour réussir, souvent à travers un effort extrême. Bien qu’elle soit très concentrée sur ses objectifs, elle vit ce processus de manière difficile, avec un sentiment constant d’angoisse ou de tension intérieure. Ce driver se traduit par une persévérance constante, mais aussi par une certaine rigidité et une difficulté à lâcher prise face aux défis.
Les besoins psychologiques associés aux drivers
Chaque driver est motivé par un besoin psychologique fondamental. Lorsque ce besoin n’est pas comblé de manière saine, il peut renforcer les schémas contraignants.
Faites le test : Quel est votre driver dominant ?
Pour mieux comprendre quel driver influence le plus votre comportement, réalisez mon test exclusif ici.
Comment se libérer de l’influence des drivers ?
- Prendre conscience de son driver dominant.
- Observer ses schémas de pensée et leurs impacts.
- S’autoriser à agir différemment.
- Pratiquer l’affirmation de soi et la bienveillance envers soi-même.
- Se faire accompagner par un professionnel pour avancer en douceur.
Un moyen efficace de se libérer de l’influence des drivers est de s’accorder les permissions contraires aux injonctions reçues.

Un autre levier essentiel consiste à développer les aspects positifs des drivers qui nous influencent :
- Si vous êtes “Sois parfait”, cultivez l’organisation sans rigidité.
- Si vous êtes “Fais-moi plaisir”, développez l’écoute sans vous oublier.
- Si vous êtes “Dépêche-toi”, apprenez à gérer votre temps avec souplesse.
- Si vous êtes “Sois fort”, trouvez un équilibre entre autonomie et ouverture aux autres.
- Si vous êtes “Fais un effort”, valorisez la persévérance tout en acceptant la facilité.
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Crédits photos : canva et les illustrations : Sandra Guillemin.
Prendre soin de sa santé mentale avant la crise : Pourquoi attendre d’aller mal ?
Une prise de conscience essentielle
En 2025, la santé mentale est enfin reconnue comme une priorité nationale. Face à l’augmentation des troubles anxieux et dépressifs, la France en a fait une Grande cause nationale, soulignant l’urgence d’agir avant que la souffrance ne devienne insurmontable. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), d’ici 2030, la dépression sera la première cause d’incapacité dans le monde. Pourtant, trop de personnes attendent d’être en crise pour prendre soin de leur équilibre mental.
Pourquoi attendons-nous d’aller mal avant d’agir ? Nous entretenons notre corps sans attendre d’être malade, alors pourquoi ne pas faire de même avec notre esprit ? Dans cet article, je vous invite à repenser votre rapport à la santé mentale et à découvrir comment en prendre soin avant qu’il ne soit trop tard.
1- Une fausse croyance : « Je vais bien, donc je n’ai pas besoin d’agir »
J’ai longtemps cru que tant que je n’étais pas en pleine crise d’anxiété ou en burnout, tout allait bien. Mais en réalité, les signes avant-coureurs étaient déjà là :
- Fatigue chronique que je mettais sur le dos du travail.
- Irritabilité que j’excusais par le stress.
- Difficulté à me concentrer, sans comprendre pourquoi.
- Sauts d’humeur, mais « c’est normal, on a tous des hauts et des bas, non ? »
En fait, ces signaux n’étaient pas anodins. Ils étaient les alertes silencieuses de mon corps et de mon esprit.
2- Le prix du « je gère » : ce que ça coûte d’attendre
En France, 13 millions de personnes, soit 1 sur 5, souffrent de troubles psychiques chaque année, tels que la dépression ou l’anxiété. Attendre que la situation s’aggrave peut mener à des conséquences sévères, comme le burnout ou des crises d’anxiété paralysantes.
J’ai accompagné des personnes qui ont attendu trop longtemps. Elles se sont retrouvées incapables de travailler, de profiter de leurs proches, de simplement vivre normalement. Pourquoi ? Parce qu’elles pensaient que prendre soin de soi n’était nécessaire que lorsqu’on allait mal.
Mais la réalité, c’est que plus on attend, plus c’est long et difficile de remonter la pente.
3- Spécificités féminines : deuil périnatal, dépression post-partum et charge mentale
Deuil périnatal et dépression post-partum : des épreuves psychiques majeures
La période post-partum est une phase délicate pour de nombreuses femmes. Plus d’une femme sur quatre souffre d’anxiété et une sur six de dépression post-partum dans les mois qui suivent l’accouchement. Cette vulnérabilité psychique peut être exacerbée par un manque de soutien et une charge mentale déjà élevée.
Le deuil périnatal, bien que moins fréquent, est une épreuve particulièrement douloureuse qui nécessite un accompagnement spécifique. Il englobe diverses réalités : fausses couches, morts fœtales in utero, interruptions médicales de grossesse ou décès précoces du nourrisson.
Pourtant, ce sujet reste tabou dans notre société, ce qui amplifie la souffrance des parents concernés.
Un rapport récent de l’Assemblée nationale souligne l’importance d’une prise en charge adaptée non seulement pour les familles endeuillées, mais aussi pour les soignants confrontés à ces situations. Un accompagnement psychologique précoce dès la sortie de la maternité permet de prévenir des complications psychiques à long terme. Des associations comme Hespéranges offrent aux parents endeuillés un espace de parole essentiel pour briser le silence et cheminer à travers le deuil.
Charge mentale : ce poids invisible qui fragilise la santé mentale des femmes
Mais au-delà de ces événements spécifiques, un autre facteur pèse lourdement sur la santé mentale des femmes : la charge mentale. Ce fardeau invisible des responsabilités domestiques et familiales repose encore majoritairement sur elles, générant une pression constante et un stress chronique.
Comme l’indique un rapport d’information de l’Assemblée nationale sur la santé mentale :
« L’une des principales différences entre les conditions de vie des hommes et des femmes est constituée par la charge mentale beaucoup plus lourde en ce qui concerne les femmes, du fait des multiples injonctions sociales qui pèsent sur elles, rendant leur quotidien difficile et fragilisant ainsi leur santé mentale. »
Ce cumul de rôles – professionnelle, mère, épouse, gestionnaire du foyer – place de nombreuses femmes dans un état d’hypervigilance constante, un facteur aggravant de l’anxiété et de la dépression. Lorsqu’elle devient chronique, cette pression peut entraîner un épuisement émotionnel profond, voire un burnout maternel.
Prendre soin de sa santé mentale, c’est aussi prendre conscience de cette charge invisible et mettre en place des stratégies pour mieux la gérer : délégation des tâches, répartition plus équitable des responsabilités, apprentissage à poser des limites et à prioriser son propre bien-être.
4- Changer de mindset : la santé mentale se cultive chaque jour
Si je vous disais que vous ne devriez boire de l’eau que lorsque vous êtes déshydraté(e), vous me trouveriez absurde, non ? Alors pourquoi attendre d’être en souffrance pour prendre soin de votre équilibre mental ?
Prendre soin de sa santé mentale, ce n’est pas un luxe, c’est un entretien quotidien.
Je le compare souvent à l’alimentation ou au sport :
- Vous ne mangez pas sainement que lorsque vous êtes malade.
- Vous ne faites pas du sport seulement après une blessure.
- Alors pourquoi ne prendriez-vous pas soin de votre mental AVANT d’être en crise ?
Des actions simples à mettre en place dès maintenant
Bonne nouvelle : il n’est jamais trop tard pour agir ! Voici quelques actions concrètes que vous pouvez mettre en place dès aujourd’hui :
- Identifier vos signaux d’alerte personnels : Quels sont les petits signes qui montrent que vous êtes surmené(e) ? Fatigue, irritabilité, insomnies ? Apprenez à les repérer avant qu’ils ne deviennent un problème.
- Créer des routines de bien-être mental : Écriture, journaling, méditation, moments de pause, marche en pleine nature… Trouvez ce qui fonctionne pour vous.
- Fixer des limites claires : Dire non quand c’est trop, s’autoriser du repos, couper les notifications, prendre du temps pour soi.
- Oser demander de l’aide : Un professionnel de santé, un psychopraticien comme moi, un coach, un groupe de parole… On ne traverse pas tout seul les tempêtes intérieures.
Mieux vaut prévenir que guérir
La question n’est pas de savoir si vous aurez besoin de prendre soin de votre santé mentale, mais quand. Et croyez-moi, il est bien plus facile de le faire maintenant, avant d’être en crise, que d’attendre d’aller mal.
Si vous ressentez le besoin d’être accompagné(e) pour mieux gérer votre charge mentale, un post-partum, un deuil périnatal, surmonter des difficultés émotionnelles ou simplement cultiver votre bien-être psychologique, je vous propose un accompagnement personnalisé en tant que psychopraticienne. Découvrez mes accompagnements ici.
Et pour aller plus loin, je vous recommande aussi :
- L’approche centrée sur la personne : une thérapie humaniste au service du développement personnel
- L’art de l’écoute : une clé essentielle pour accompagner
- Comprendre les différences entre psychiatre, psychologue, psychothérapeute et psychopraticien
- La relation d’aide : une approche centrée sur la personne pour surmonter les difficultés
- La santé mentale, Grande cause nationale en 2025
- La santé mentale : Grande cause nationale 2025 – UNAFAM
- La santé mentale, Grande cause nationale de 2025 ? Handicap.fr
- Rapport de l’Assemblée Nationale sur la santé mentale des femmes
- Lien affilié : Elsee Care : médecine douce, bien-être, et remboursements !
L'approche centrée sur la personne : une thérapie humaniste au service du développement personnel
Comment se sentir pleinement écouté et compris en thérapie ? Pour ma part, j’ai souvent ressenti le besoin d’un espace où je pourrais m’exprimer sans crainte du jugement. L’approche centrée sur la personne, développée par Carl Rogers, m’a ouvert une nouvelle perspective sur la psychothérapie humaniste. Elle repose sur l’idée que chacun possède en lui les ressources nécessaires pour se comprendre et évoluer positivement. Dans cet article, je vais partager avec vous les principes fondamentaux de cette approche thérapeutique, comment elle se déroule en pratique et les situations dans lesquelles elle m’a semblé particulièrement efficace.
L’approche centrée sur la personne s’appuie sur l’instinct d’accomplissement – la tendance à l’actualisation – que possède tout organisme vivant et qui fait qu’il tend à croître et à réaliser tout son potentiel. C’est un élan vital qui conduit l’homme vers un développement plus complexe et plus complet. L’ACP se donne pour but de libérer cet élan vital. Carl Rogers
L’approche centrée sur la personne (ACP) est l’un des principaux courants de la Psychologie humaniste. Développée à partir des années 40 par le psychologue nord-américain Carl Rogers, elle constitue à la fois une méthode de psychothérapie et un outil de relation d’aide. D’abord connue sous le terme d’orientation non directive, Carl Rogers l’a ensuite renommée Psychothérapie centrée sur le client, avant d’adopter définitivement l’appellation Approche centrée sur la personne (ACP).
Dans cet article, je vais partager avec vous les principes fondamentaux de cette approche thérapeutique, comment elle se déroule en pratique et les situations dans lesquelles elle m’a semblé particulièrement efficace.
Les principes clés de l’approche centrée sur la personne
J’ai découvert que cette approche repose sur trois piliers essentiels qui guident l’attitude du thérapeute :
- L’empathie : Il s’agit de la capacité à entrer dans le monde intérieur de son client comme s’il s’agissait du sien propre pour ressentir ce qu’il vit. Lorsque j’ai consulté une thérapeute qui pratiquait cette approche, j’ai immédiatement ressenti une écoute sincère et attentive. Elle semblait comprendre mon ressenti sans le minimiser ni l’interpréter à ma place.
- La congruence : Carl Rogers parle aussi d’authenticité. C’est la cohérence entre l’expérience, la conscience de soi et ce qui est exprimé. j’ai particulièrement apprécié la transparence de ma thérapeute. Elle ne cachait pas son humanité derrière un masque de neutralité, ce qui m’a permis de me sentir à l’aise.
- L’acceptation inconditionnelle : C’est accepter le client dans toutes ses dimensions, y compris ses parts d’ombre. Ce mouvement intérieur du psychopraticien vers son client, cette profonde considération, restaurent l’estime de soi du client. Je me souviens d’un moment où j’ai exprimé une peur irrationnelle. Au lieu de me corriger, ma thérapeute a accueilli mes émotions avec bienveillance, me permettant ainsi de les explorer sans honte.

Déroulement d’une thérapie centrée sur la personne
Une séance dans l’Approche Centrée sur la Personne se déroule dans un cadre non directif et bienveillant, où la personne accompagnée est libre d’explorer ses pensées et ses émotions à son propre rythme. Voici les grandes étapes d’une séance avec moi :
1. Accueil et mise en confiance : La séance commence par un moment d’accueil où j’instaure un climat de sécurité et d’écoute. Il n’y a pas de protocole strict : la personne est invitée à s’exprimer librement sur ce qui l’amène en thérapie.
2. Une écoute active et bienveillante : J’adopte une posture d’écoute empathique, sans jugement ni interprétation. Je reformule, valide les émotions et offre un espace où la personne peut se livrer en toute authenticité.
3. L’exploration intérieure à son propre rythme : Plutôt que de proposer des solutions toutes faites, je pose des questions ouvertes qui aident à clarifier les ressentis et à prendre conscience des ressources personnelles. Exemple : Lorsqu’une personne exprime une angoisse sans en comprendre l’origine, je pourrais lui demander : « Qu’est-ce que cette angoisse vous évoque ? »
4. Un cadre évolutif et adapté aux besoins de la personne : Chaque séance est unique et suit l’évolution du cheminement personnel de la personne qui consulte L’objectif n’est pas de donner des conseils mais de favoriser la prise de conscience et l’autonomisation.
5. Clôture en douceur : La séance se termine naturellement, parfois avec un moment de synthèse si la personne le souhaite. Il n’y a pas d’obligation de résultat immédiat : le travail thérapeutique se fait progressivement, au fil des séances.
À retenir : L’approche centrée sur la personne place l’individu au cœur du processus thérapeutique. C’est une thérapie qui s’adapte au vécu et au rythme du patient, dans un cadre profondément humain et respectueux.
Indications privilégiées
Une psychothérapie dans l’Approche Centrée sur la Personne s’adresse à tout individu – quels que soient son âge, son sexe, sa profession, son appartenance sociale ou sa culture – qui se trouve confronté à des questionnements d’ordre existentiel. Elle est particulièrement indiquée pour :
- Les personnes rencontrant des difficultés dans leur vie affective, sexuelle, conjugale, familiale ou relationnelle.
- Celles qui doivent faire face aux bouleversements d’une séparation (rupture, divorce) ou d’un deuil.
- Ceux qui traversent des moments de crise tels qu’une perte de travail, une mise à la retraite ou un changement de lieu de vie.
- Les personnes confrontées à la maladie, qu’il s’agisse d’elles-mêmes ou de leurs proches.
- Toute personne ressentant un mal-être, une stagnation, une hésitation face à des choix de vie, ou le sentiment de ne pas réaliser son plein potentiel.
- Les personnes en recherche d’épanouissement personnel qui souhaitent mieux se connaître et clarifier leurs aspirations.
- Ceux qui souhaitent améliorer leurs relations interpersonnelles en développant une meilleure écoute, communication et compréhension mutuelle.
- Celles souffrant de stress chronique, d’épuisement professionnel ou de burn-out.
- Les individus confrontés à des questionnements identitaires, qu’il s’agisse de leur genre, orientation sexuelle ou autres dimensions de leur construction personnelle.
- Les adolescents et jeunes adultes cherchant à mieux comprendre leurs émotions, leurs relations et leurs projets d’avenir.
- Les personnes vivant des expériences spirituelles ou philosophiques profondes, désireuses d’explorer ces dimensions sans jugement.

Le but ultime d’une psychothérapie centrée sur la personne est simple : être soi-même. Grâce à un cadre bienveillant, l’approche centrée sur la personne permet de se reconnecter à son authenticité, de mieux comprendre ses émotions et d’explorer son plein potentiel.
Avez-vous déjà expérimenté une thérapie humaniste ? Partagez votre expérience en commentaire ! Et si vous souhaitez explorer cette approche bienveillante, découvrez mes services ici.
Pour aller plus loin :
- Qu’est-ce que l’approche centrée sur la personne ?
- La relation d’aide : une approche centrée sur la personne pour surmonter les difficultés
- être soi-même : comprendre et vivre le processus d’individuation
- L’écoute : une clé essentielle pour accompagner
- Comprendre les différences entre psychiatre, psychologue, psychothérapeute et psychopraticien
- Elsee : Remboursez vos soins en médecine douce, sport et compléments alimentaires



















